Rhumantik, ambassadeur des enfants de la Ddass

Rhumantik, ambassadeur des enfants de la Ddass et parrain de l’association SOS Parents Abusés. 

RHUMANTIK 1

Belkacem MACLOUX – né le 27 Avril 1981 – chanteur compositeur interprète

Depuis 1997, Rhumantik, artiste auvergnat installé à Laval, balade son hip-hop ragga de scène en scène et de ville en ville. L’une de ses chansons a notamment été adoptée par plusieurs associations d’aide aux enfants placés.

Il y a les enfants pour qui l’aide sociale est l’unique secours, face à une famille démissionnaire. Et il y a ceux qui sont placés abusivement. C’est à ceux – là que Rhumantik, rappeur d’origine auvergnate installé à Laval depuis quatre ans, veut parler. « Je suis un ancien de la Ddass, évoque-t-il. J’ai été placé jusqu’à mes 18 ans et j’ai perdu mon enfance à ça. En même temps, ça m’a motivé pour écrire ce que je ressentais sur le papier. Au lieu d’écrire des lettres, je faisais des chansons. Je suis parrain de plusieurs associations contre le placement abusif. Je suis musicien mais à la fois, je suis sur le terrain, je suis militant. » Son titre, Enfant de la Ddass, a été adopté par plusieurs associations d’aide aux enfants placés. Comme SOS parents abusés, dont l’artiste est le parrain. Sur Youtube, le clip a été vu plus de « 157 678 fois » à ce jour.
A la v i l l e, Rhumantik se nomme Belkacem. Il balade son hip-hop ragga de scène en scène et de ville en ville depuis 1997. A son actif, plusieurs collaborations avec des artistes comme Disiz la peste, Tonton David ou Ramses Saïsaï, et un album, sorti dans les bacs en 2007, intitulé Lambeaux d’espoir. « On en trouve un exemplaire à la  bibliothèque Albert-Legendre », précise Rhumantik. Aujourd’hui, c’est sur le Net que l’on retrouve ses textes et son flow. « Toujours en téléchargement gratuit », affirme-t-il.
« Ma plume fait des arrondis. »
Le musicien trouve ses influences chez Bob Marley, Alpha Blondy, Fabe et Eric Clapton. « Ma musique est éclectique, avec des sonorités reggae, ragga, mais aussi pop ou rock. J’aime tout. » Pour les textes, « ce que j’écris, c’est ce qui se déroule sous mes yeux. Je n’invente rien ». A l’image d’Enfant de la Ddass, Rhumantik aborde parfois des sujets difficiles, mais sans agressivité. « Plein de gens me disent : on n’aime pas le rap, mais on aime bien ce que tu fais. Ma plume n’est pas agressive, elle fait des arrondis. »
Rhumantik
Belkacem, alias Rhumantik, souhaite « se faire un grand nom dans la musique »
Rhumantik travaille avec French underground, association lavalloise valorisant les cultures urbaines. « Grâce à Yassine, le président, il y a tout ce qu’il faut pour les musiques urbaines. » Sur le dernier projet de l’association, Media-cop, une émission en ligne, Rhumantik fait la voix off. Lui qui s’est déjà produit sur les scènes de la salle polyvalente et du 6par4 rêve de nouvelles expériences en public. « Je compte me produire à Laval. » Et pourquoi pas un nouvel album, avec un label, qui pourrait comporter son prochain morceauChant de vision, qui sera lancé sur la toile dans les jours qui viennent. L’agenda de Rhumantik sera donc bien rempli, car les élèves de l’école Charles-Perrault des Fourches ont travaillé avec lui sur deux chansons qu’ils présenteront lors de leur spectacle de fin d’année.
A lire aussi, Coté Laval, article du 17/10/2014: http://www.cotelaval.fr/rhumantik-il-rappe-pour-les-enfants-de-demain_2710/ 
la Montagne, article du 27/05/13:
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Bienvenue sur notre Page

Chaque année des milliers de familles se retrouvent confrontés au placement abusif de leurs enfants sans danger ni maltraitance, juste sur des risques potentiels ou suspicions, déclenché sur de simple dénonciations calomnieuses. Ce climat hostile a généré ses dernières années un doute sur les réels motivations du service de la protection de l’enfance.

Cela met en danger tous ces enfants en pertes de repères et met inutilement en souffrance des familles, cela coûte chaque année des milliards, comme nous le fait remarqué la cour des comptes.

Seul a peine 20% des placements effectués c’est avéré de la maltraitance, mais on maintient malgré tout, les autres enfants placés souvent dans des conditions psychologiques déplorables, qui est apparenté a de la maltraitance « institutionnelle ».

famille d'abord sos parents abusés

Les parents se mobilisent pour faire respecter leurs droits et ceux de leurs enfants et maintenir un lien que certains essaient de détruire coûte que coûte, par ses services qui ce disent protéger les enfants, en ne respectant pas leur droit de visites, téléphonique, s’opposant au rapprochement, mais aussi en ne respectant pas les personnes qu’ils sont.©

Nous vous avons apportez un soutien sans compter au détriment parfois de nos propres vie et sur le réseau social Facebook pendant plus de 6 ans, mais nos conseils pratiques sur notre forum n’a pas permis aux parents de se mobiliser concrètement face aux abus de l’ASE.  C’est pour cela que nous avons pris la décision de stopper nos actions et notre soutiens aux familles. De plus les associations d’aide aux familles sont pour la plupart incapable de tenir un cap commun, sans qu’elles cherche à tirer profit du malheur des familles.

Ce blog a pourtant continué pendant des mois à vous informer malgré tout, mais sans grande réaction de votre part.  Cette page restera donc ouverte pour faire savoir au plus grand nombre que les abus de la protection de l’enfance existent bien et continu à ce jour, mais nous ne prendrons plus part aux actions et autres.  Merci pour votre compréhension.

Bon courage à tous pour l’avenir de vos enfants.

Vice Président de SOS Parents Abusés.

sosparentsabuses@hotmail.fr

http://sos-parents-abuses.forumactif.com/

http://sos-villages-d-enfants-marly.over-blog.com/

https://www.facebook.com/pages/SOS-Parents-Abus%C3%A9s-France/158431530853486

https://www.facebook.com/SOS.Parents.Abuses

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/perso/sos-parents-abuses/

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Jessica nous parle des dysfonctionnements de l’ASE. (placements, mesure éducatives, la justice…)

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Pourquoi un Juge demande une expertise psychiatrique à Sandrine, qui paraît être très sensée ?

Voila comment continuer a faire souffrir une enfant injustement et illégalement.

Voila comment faire taire les gens qui dénoncent l’insoutenable, l’immorale et l’inimaginable, justice et protection de l’enfance…

Source https://www.facebook.com/sandrine.volle.37

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Manifestation contre tous les abus sur les enfants, violences, placements, viols, etc…

Samedi 25 Juillet 2020 c’est tenu un rassemblement au Trocadéro pour les enfants victimes, de leur entourage et de l’administration (ASE).

 

 

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Des parents fuyant l’arbitraire avec leurs enfants, condamnés à de la prison ferme.

Jusqu’à présent, on reprochait à ces parents des carences éducatives et matérielles, une instabilité, une errance, mais rien qui justifiait véritablement un placement ci rapide, tout au moins une aide à domicile, tout cela toujours dans l’intérêt supérieur de l’enfants, comme ils aiment l’écrire.

"Vous auriez pu tuer vos enfants" : des parents condamnés à de la prison ferme à Angoulême

Les parents ont voulus prendre la fuite pour protéger leur enfants de ce placement, et ce retrouve aujourd’hui condamnés à de la prison ferme.

Lundi 27 juillet, le tribunal d’Angoulême a condamné à de la prison ferme un couple qui avait pris d’immenses risques pour éviter le placement de quatre enfants, ordonné par la justice en Dordogne.

« Maintenant, on parle de mise en danger de la vie de leurs enfants. Ils auraient pu les tuer.  » Laure-Anne Lucas, l’avocate de l’association de protection des intérêts et des droits de l’enfant (Apid) n’a pas été de main morte avec ses mots pour qualifier le comportement du couple jugé hier.

Que sais t on véritablement des parents à part les écrit de l’ASE, repris par un juge ?

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Allocation Rentrée scolaire pour les enfants placés.

Quelle disposition pour les enfants confiés à l’Ase ?

Si votre enfant est confié à l’aide sociale à l’enfance (Ase), l’allocation de rentrée scolaire sera versée sur un compte bloqué.

Lorsqu’il aura 18 ans, votre enfant pourra récupérer son pécule en s’adressant directement à la Caisse des dépôts et des consignations.

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Dunkerque : privée de ses enfants malgré l’avis du juge…

La mère de famille n’a plus vu ses quatre enfants, placés en foyer ou famille d’accueil, depuis plus de cinq mois. Pourtant, un jugement rendu en septembre a étendu ses droits.

Malgré l’avis du juge des enfants, rendu le 27 septembre 2019 et notifié quelques jours plus tard, l’augmentation du nombre de visites ne s’est jamais mise en place.

l’ESSENTIEL

‍⚖ Il y a quelques années, les enfants de Noémie* ont été placés en raison d’agressions sexuelles présumées de son compagnon de l’époque. Des faits qui se sont déroulés sous son toit, et lui ont fait perdre la garde.

⚖ Le placement sous contrôle judiciaire du suspect empêche un retour à la maison des enfants.

‍⚖ Noémie pouvait leur rendre visite une fois par mois.

⚖ En septembre 2019, le juge des enfants a étendu ses droits.

⚖ La situation n’a cependant jamais évolué. Pire, depuis début février, Noémie n’a plus eu la possibilité de voir ses quatre enfants.

Une mise en application vainement attendue

Noémie* ne voit plus que les médias pour faire entendre sa voix. Prudemment.

« J’ai peur que, si l’on me reconnaît, on me le fasse encore plus payer. »

Car la Dunkerquoise espère une issue favorable le plus rapidement possible. Tout en se demandant comment elle a pu se retrouver dans cette situation.

Le 27 septembre dernier, elle était sortie de la Cour d’appel de Douai ragaillardie.

« Le juge des enfants m’a autorisé le droit de visite avec sortie deux fois par mois  », apprécie Noémie.

Juste quelques jours à attendre, le temps que la notification parvienne à l’aide sociale à l’enfance (ASE), dont un référent est chargé de mettre en place le suivi. Mais les jours passent et… rien.

Ses filles le 26 janvier et ses garçons le 12 février, pour la dernière fois

La mère de famille garde donc le rythme des visites convenu avant le jugement de septembre.

« Ça s’organise via des courriers envoyés par l’ASE », précise-t-elle.

Le 26 janvier, elle voit ses deux filles. Le 12 février, ses deux garçons. Elle ne le sait pas encore, mais ce sera la dernière fois.

Car, plus tard, ce n’est pas une lettre, mais un coup de téléphone qu’elle reçoit de la référente de l’ASE.

« Elle me dit que mes droits sont suspendus, car mes enfants ne veulent plus me voir », rapporte Noémie.

L’avocate également sans réponse

La Dunkerquoise tombe des nues. Jamais elle n’a eu cette impression.

« À chaque fois que j’ai tenté de rappeler la référente, j’ai eu la secrétaire et jamais on ne m’a rappelée… »

Son avocate prend le relais en écrivant à la juge des enfants, le 30 avril.

« Quand j’ai appelé au tribunal, on m’a dit qu’elle avait envoyé un courrier à l’ASE, resté sans réponse », soupire Noémie.

Les courriers de l’avocate également sans réponse

Peu de temps après, son compagnon actuel reçoit une lettre de l’enfant qu’ils ont en commun.

«  Je suis super impatiente de voir maman . Je voudrais tellement rentrer à la maison. »

De quoi donner du grain à moudre à l’avocate de Noémie, qui a renvoyé un courrier à la juge des enfants, le 30 juin, soulignant que sa missive d’avril est restée sans réponse.

« Il semble qu’une fois de plus, l’aide sociale à l’enfance , en la personne de sa référente, fasse la loi dans ce dossier , sans respecter vos décisions de justice », écrit l’avocate. Toujours sans réponse.

Source: ICI

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Maison de l’enfance : « Des punitions d’une autre époque » au sein d’une structure d’accueil dans l’AIN ….

Après le dépôt d’une plainte et la mise à pied de sept éducateurs en charge de dix enfants âgés de 3 à 6 ans, on en sait un peu plus sur les « dysfonctionnements » constatés au sein de la structure, pour lesquels une plainte a été déposée.

19 juin 2020 –

Au lendemain de la publication d’un communiqué du Département de l’Ain faisant état de dysfonctionnements constatés au sein du site de Bourg-en-Bresse de la maison de l’enfance, Thierry Clément, directeur général du service solidarités au conseil départemental de l’Ain, revient sur ce qu’il qualifie de « dysfonctionnements graves, avec un comportement éducatif à l’égard des enfants pas conforme à la bientraitance attendue ».

« Il y avait un système de punition d’une autre époque, avec des privations, de dessert ou de repas » expose le responsable qui évoque aussi des « claques sur les cuisses ou des enfants laissés avec une couche souillée. »

« Ce ne sont pas des comportements normaux, l’enquête permettra d’établir les faits et il appartiendra au Procureur de caractériser les faits pour une éventuelle réponse pénale » précise Thierry Clément. Dans l’attente, les sept éducateurs en charge du groupe ont été suspendus et font l’objet d’un « dossier de sanction disciplinaire », précise le responsable.

« Ces agents fonctionnaient entre eux indépendamment de la hiérarchie et des consignes données qu’ils ne respectaient pas comme les procédures communes » ajoute Thierry Clément.

Un des agents déjà sanctionné

L’un des éducateurs de ce groupe avait déjà fait l’objet d’une sanction disciplinaire il y a un an : « Je lui avais donné un avertissement car il infligeait des douches à un enfant jugé excité pour le calmer » explique Thierry Clément qui évoque « un signal faible des dysfonctionnements de ce groupe, à la suite duquel nous avions fait des formations et pris des mesures mais qui n’ont pas été suivies ».

Du côté des représentants syndicaux, si l’on se refuse à « commenter l’affaire pour respecter l’instruction et l’enquête », Marie-Laure Gète-Brevet, secrétaire générale de la CFDT incrimine la « nouvelle directrice arrivée il y a un peu plus d’un an, pour « remettre de l’ordre », depuis ça ne va plus. » « Cette directrice a de l’expérience et veille à ce que l’institution ait un fonctionnement normal au profit des enfants » réplique Thierry Clément qui pointe « une équipe qui avait son propre fonctionnement , mis à jour par des remplaçants venus pendant la période de confinement. »

Depuis la mise au jour des « dysfonctionnements », une « démarche collective a été entreprise auprès des enfants qui ne semblent pas avoir souffert de la situation et nous avons reçu toutes les familles pour leur expliquer de quoi il retourne », note Thierry Clément, qui attend désormais que l’enquête établisse les faits autant que les responsabilités de chacun.

Source: le progres

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Michel Amas avocat dénonce les placements d’enfants.

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Sandrine parle du placement de sa fille injustement et sans vrai raison.

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Mobilisation des familles contre le placement abusif d’enfants à Cholet.

Ce samedi 11 juillet 2020, l’association Thermouthis se mobilisent, à Cholet (Maine-et-Loire), pour soutenir les familles d’enfants placés.

 

L’association Thermouthis, qui se mobilise pour les parents d’enfants placés, manifestera samedi 11 juillet 2020, de 9 h 30 à 13 h 30, devant la médiathèque, esplanade Léopold-Sédar-Senghor, à Cholet (Maine-et-Loire).

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Ces bénévoles souhaitent sensibiliser les citoyens sur la situation de certains enfants placés et leurs familles. Ils soutiennent notamment les parents « confrontés à un placement souvent arbitraire », expliquent-ils dans un communiqué.

Ils dénoncent les « dysfonctionnements »de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) et les  décisions inadaptées qui mettent en péril l’intérêt supérieur de l’enfant et procèdent à la destruction de la famille ».

Samedi prochain , l’association donne rendez vous place de la Fayette.

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Mounia victime du placement abusif de ses enfants témoigne

Mounia enceinte fait appel a une assistante sociale pour avoir une éducatrice pour sa fille. Malheureusement  suite a un différent avec l’éducatrice la situation se retourne contre elle et on lui prend ses enfants, sous les motifs d’être une mère isolé et fatigué et divers autres accusations sans fondement, ou il lui invente une histoire.

Malgré ses contestations, aujourd’hui en lutte seul car ses enfants sont placé depuis 3 ans, et l’ASE ne veux pas lui rendre.

Sa page Facebook ici 

 

 

 

L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes qui marchent, personnes debout et plein airAucune description de photo disponible.

L’image contient peut-être : 2 personnes, texte qui dit ’JUSTICE POUR MOUNIA ET DEUX ENFANTS! Les PLACEMENTS ABUSIFS doivent CESSER MENSONGES KIDNAPPING. C'était bel souriante, vendeuse d'1 an etla Mounia Ile-de-France, revenait âgé ans. les ici: AALIYAH qui mais aussitôt on l'en par de derrière: plus sont vOS C'ÉTAIT FAUX Et d'ailleurs MÉDECIN attesta que Mounia était une bonne mère. DES BAT. de l'éducatrice, mais l'Aide Sociale l'Enfance ('ASE) inventa d'autres prétextes pour garder les enfants en famille Amir eut deux Aaliyah, MOUNIA PROTESTA, fit des campagnes de cefut elle que VÉRITABLE ABUSIFS D'ENFANTS QUI Contact MENACE 06 91 les ouvrables, le TRIBUNAL de CRÉTEIL SOUTENEZ LA MAMAN!’

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes debout, chaussures et plein air

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les 29 recommandations de la Commission Consultative des Droits de l’Homme sur la protection de l’enfance

la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) avait été saisie par Adrien Taquet, secrétaire d’État chargé de la protection de l’enfance.

Elle vient de rendre son rapport intitulé  «Le respect de la vie privée et familiale en protection de l’enfance : un droit fondamental difficilement assuré dans un dispositif en souffrance».  Pour tout dire ce rapport me parait assez sévère. Pour autant il propose au ministre une série de recommandations particulièrement utile et adaptée.

Pour la CNCDH « la protection de l’enfance fonctionne mal, de façon disparate selon les départements, souvent en raison de l’absence persistante de moyens et d’une coordination efficace entre les acteurs. Les parents sont insuffisamment associés aux décisions concernant leurs enfants, et les droits effectifs des enfants peu garantis. Les recours aux placements sont « excessifs »

La crise du Covid a amplifié les difficultés

La CNCDH « déplore la gestion lacunaire et précipitée de certaines situations, obligeant certains enfants à être renvoyés dans des familles instables, sans préparation ni suivi effectif, et d’autres à être confinés en foyer ou en famille d’accueil, sans possibilité de voir leurs familles, créant des ruptures de liens indispensables à la sécurité psychique des enfants. Les mesures prises pour protéger de l’épidémie ont parfois exposé les enfants à d’autres formes de violence, que ce soit dans les foyers ou dans leurs familles.

« Les éducateurs et l’ensemble des acteurs de la protection de l’enfance vont récupérer des situations extrêmement dégradées, parfois sans suivi éducatif effectif pendant plusieurs mois ». explique la CNCDH. « La mobilisation et les efforts qui devront être déployés pour apaiser et retrouver une certaine stabilité nécessiteront du temps et des moyens ».

29 recommandations formulées par la CNCDH pour améliorer le dispositif

Voici en résumé ces propositions dont certaines pourraient être rapidement appliquées. Certaines relèvent du « bon sens » et sont déjà mises en œuvre dans des Départements mais il reste toujours utile de les rappeler et de vérifier si elles sont bien effectives. D’autres préconisation sont plus « politiques » et relèvent de l’attribution de moyens et de mise en œuvre via une politique publique adaptée enfin il y a celles qui demandent des « clarifications ». Toutes ces recommandations sont argumentées dans le rapport qui fait état de multiples constats les justifiant.

  1. Élaborer des protocoles associant, à l’échelle de chaque tribunal, l’ASE, les juges des enfants, le barreau, les administrateurs ad hoc et les associations gestionnaires de services et d’établissements afin d’assurer une meilleure communication entre tous les acteurs et de créer les conditions nécessaires à une action concertée et cohérente.
  2. Rédiger lors de la demande et lors de la révision des mesures, un compte-rendu précis des réunions de concertation réalisées, mentionnant en particulier les acteurs associés et les liens recherchés avec la famille, (systématiquement annexé au rapport de situation transmis au juge).
  3. Mener une réflexion sur le fonctionnement actuel des institutions chargées de la protection de l’enfance ainsi que sur le positionnement et les missions de l’ASE, en veillant à la mise en place d’une collaboration
    effective entre les départements, en cas de déménagements de l’enfant notamment, afin d’assurer la continuité de l’action éducative.
  4. Assurer à tous les intervenants de la protection de l’enfance et en particulier aux cadres, une formation juridique approfondie portant en particulier sur les principes fondamentaux de la protection de l’enfance.
  5. Doter la justice de moyens à la hauteur des enjeux liés à la protection des enfants en danger afin de disposer des ressources humaines et matérielles indispensables à la garantie d’une justice respectueuse des
    droits fondamentaux. Il faut aussi « renforcer le principe du contradictoire en veillant à ce que les personnes les plus fragiles puissent effectivement faire valoir leurs droits ».
  6. Mettre en place une coordination renforcée entre les acteurs, dont les associations de protection de l’enfance afin de « fluidifier » le traitement des informations préoccupantes et des signalements.
  7. Clarifier les modalités d’exercice de l’autorité parentale, en particulier, la distinction entre les actes usuels et non usuels.
  8. Doter les acteurs de moyens suffisants afin que les décisions de justice ne soient pas prises selon des considérations essentiellement matérielles et qu’en outre, elles soient effectivement exécutées. Faire appel à un tiers lors des visites que lorsque cela est vraiment nécessaire.
  9. Clarifier les textes et les pratiques relatifs à la délégation et au délaissement parental en se référant plus explicitement aux principes fondamentaux, à l’intérêt supérieur de l’enfant, et porter une attention particulière aux liens d’affection que l’enfant peut avoir développés et d’adapter son statut juridique au plus près de la situation.
  10. Clarifier la notion de statut de l’enfant confié et envisager l’organisation d’un débat entre tous les acteurs concernés autour du bilan du fonctionnement des commissions pluridisciplinaires créées par le décret n°2016-1636 du 30 novembre 2016.
  11. Réfléchir plus avant à l’organisation d’un statut plus pérenne et stable qui, tout en conservant le lien de filiation, pourrait passer par une évolution des règles de l’adoption simple lorsque il existe une « incompatibilité entre les besoins de l’enfant et les droits des parents ».
  12. Mettre en place une véritable politique de prévention, graduelle et transversale, via notamment le développement de dispositifs de répit ou encore de relais parental…
  13. Formaliser un parcours articulant soutien à la famille et protection de l’enfance, par une réelle complémentarité entre le schéma départemental des services aux familles et celui de l’Enfance Famille, en portant une attention particulière aux propositions raisonnables de chaque famille.
  14. Mettre en place une aide appropriée au profit des parents, que ses contours et son suivi soient intégrés au débat contradictoire afin que les juges en tiennent compte.
  15. Se doter d’outils et de méthodes d’évaluation précis, complets et sérieux, permettant en particulier à l’enfant d’être entendu lorsque son âge le permet.
  16. Prendre en compte la situation des enfants ayant des besoins spécifiques (enfant en situation de handicap, enfant déjà âgé au moment du placement, fratries, état de santé nécessitant des soins particuliers…)
  17. Renforcer la place du Projet Pour l’Enfant (PPE) et l’intégrer dans une démarche de simplification des autres obligations administratives auxquelles sont astreints les professionnels. (avec des formations sur le PPE).
  18. Développer des lieux d’accueil en faveur des fratries tels que les villages d’enfants, l’accueil familial…
  19. Promouvoir le recours à des aidants informels, tels que le tiers digne de confiance.Leur donner un statut et une formation adaptés. Doter le parrainage d’un statut juridique.
  20. Encourager l’orientation en famille d’accueil des enfants qui ne peuvent pas rester ni retourner dans leur famille afin de participer à leur stabilisation affective.
  21. Prévoir la désignation d’un même avocat, tout au long de la procédure (dans la mesure du possible spécialisé en protection de l’enfance) afin de garantir une représentation effective de l’enfant.
  22. Réfléchir à un renforcement du rôle de l’administrateur ad hoc, qui passerait nécessairement par une redéfinition et une clarification de ses fonctions.
  23. Engager une réflexion sur la définition et les contours de la vie privée de l’enfant confié mais aussi sur les nouveaux enjeux y afférents tels que le numérique et l’utilisation d’un téléphone portable.
  24. Créer un espace de ressources numériques de l’enfant regroupant l’ensemble des documents administratifs le concernant, dans un cadre respectueux des données personnelles.
  25. Renforcer significativement la « densité pédopsychiatrique » sur le territoire nationalet  favoriser la coordination de proximité entre acteurs du champ social, sanitaire et médico-social. Développer des  projets pluriannuels conjoints et des financements croisés (Départements, ARS)
  26. Intégrer le parcours de santé des enfants dans le projet pour l’enfant (PPE)
  27. Améliorer la prise en compte des besoins de santé de l’enfant en protection de l’enfance en allouant des moyens à la hauteur des enjeux.
  28. Recruter des assistants de service social scolaires en nombre suffisant, du primaire à l’université et mieux former les personnels de l’éducation nationale aux enjeux de la protection de l’enfance.
  29. Mettre en place une politique volontariste et des moyens afin d’accompagner les jeunes majeurs lors de leur sortie de l’ASE, en lien avec les acteurs publics et associatifs du territoire.

Télécharger ici le rapport intitulé  «Le respect de la vie privée et familiale en protection de l’enfance : un droit fondamental difficilement assuré dans un dispositif en souffrance».

Source ICI

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Rapport de Pierre Naves sur la protection de l’enfance

Si l’Aide sociale à l’enfance était un marché, les analystes conseilleraient sûrement l’application d’une politique malthusienne pour diminuer les peurs, les craintes et les contraintes de plusieurs millions de familles atteintes du virus (malheureusement de plus en plus banalisé) de la « préca-exclusion »  !

Y a-t-il un nouveau souffle dans l’Aide sociale à l’enfance [1][ est à noter que des propositions ont dès à présent été mises… ? Le 8 novembre 2002, Christian Jacob, ministre délégué à la Famille, adressait une lettre de mission à Pierre Naves, inspecteur général des affaires sociales, car les décisions de placement des enfants et adolescents constituaient par « leur nombre et leurs retentissements personnels un réel problème de société ». Déjà de nombreux rapports, études, expériences ont formulé des propositions en matière de protection de l’enfance. Tenant compte de cette réalité, le ministre souhaitait l’élaboration d’un rapport traduisant des voies opérationnelles et prioritaires. Cette initiative gouvernementale s’expliquait par la volonté de restaurer « les devoirs qu’appelle la parentalité » et de permettre aux enfants de pouvoir à terme assumer leur responsabilité. Ainsi, le groupe de travail présidé par Pierre Naves a rendu son rapport [2]Ce rapport peut être consulté sur le site internet :… sous forme de quinze « fiches-actions » le 17 juin dernier. Les rapporteurs ont notamment souhaité la mise en œuvre de certaines mesures retenues comme prioritaires à partir du second semestre 2003 accompagnée d’une démarche législative déterminant plus concrètement la politique publique en direction des enfants et adolescents en difficulté. Ils ont également souligné l’importance que soit davantage définie et respectée la notion« d’intérêt supérieur de l’enfant ».

https://www.cairn.info/revue-journal-du-droit-des-jeunes-2003-7-page-42.htm?try_download=1

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Témoignage de Véronique Costa et sa fille, placées abusivement

Véronique Costa, la cinquantaine, a vécu un placement abusif dès la prime enfance. Elle a voulu témoigner pour nous et revenir sur un passé de souffrances entre maltraitances des familles d’accueil et des foyers et la difficile éducation de sa fille, aussi placée administrativement puis juridiquement par l’A.S.E.

Sa page Facebook https://www.facebook.com/veroniqueverocosta

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Je suis née  le 22 février 1969  à Cannes d’une mère née à Tunis d’origine italo -sicilienne, mariée jeune et mère de 4 enfants en tout dont trois demi frère et sœurs. Lors de ma conception, ma mère était en instance de divorce et séparée  du père de ses 3 autres enfants. J’ai 51 ans. Moi et ma fille habitons à Gap depuis presque 10 ans.

Aucune description de photo disponible.

LA PETITE ENFANCE 

J’ai été placé vers l’âge de 4 ans. Je n’ai pas voulu trop savoir les raisons de mon placement. Je m’en rappelle à peu près. De mes 4 ans jusqu’à mes 18 ans et demi, j’ai été « déportée » dans différentes familles La scène de mon placement est restée gravée en moi. Je me souviens des policiers et des services sociaux. Je vois ma mère qui est entourée d’un personnel en blouse blanche. Le jour où la DDASS est venue, mon père était présent mais n’a rien fait. Au tout début, je pouvais la voir lors de visites). Jusqu’à mes 8 / 9 ans , ma mère pouvait me rendre visite ; ensuite nous allions à la préfecture ou ma mère me récupérait  pour aller retrouver mes  demi frères et sœurs  chez leur père. Ensuite ce lien s’est coupé d’un coup sans que j’en connaisse la véritable raison . A 24 ans, je retrouve ma mère : elle restera fracturée à jamais à cause de l’ A S E …..

PLACEMENT JUSQU’À 18 ANS

Mon placement aura duré toute  mon enfance et jusqu’à ma majorité  :  j’ai d’abord été dans une maison de l’enfance ou je garde la marque à vie  d’un moment difficile vécu à cet endroit. Je me souviens d’un bassin en forme de part de gâteau dans lequel nous nous baignons l’été. Des enfants plus âgés que moi avaient la sale manie de me  mettre la tête sous  l’eau et de m’y maintenir durant un long moment ; j’avais l’impression que j’allais me noyer  à chaque fois et j’avais peur. Un jour,  j’ai réussi à leur échapper et me suis réfugiée dans la salle  à manger ou en tournant autour d’une table, je me suis blessée à l’abdomen, j’en garde depuis une fine  cicatrice à vie. J’ai d’abord été en MECS (maintenant, on dirait foyer) puis ensuite je suis placée dans une famille  d’accueil  du côté de l’ Ariane ou je ne me souviens pas avoir subi de maltraitance quelconque. Je me souviens juste que j’y étais bien : un lien avait même été noué avec cette famille  car ma mère  pouvait me voir souvent mais ça la DDASS ne l’a pas vu d’un bon œil et m’a de nouveau changé de lieu d’accueil. Étant trop jeune à cette époque là pour me souvenir de tout, ce sont tout de même des périodes qui restent gravées dans mes souvenirs ….Ensuite je reste 11 ans dans une famille d’accueil de mes 7 ans à ma majorité : ce seront 11 années difficiles avec une «  mère » qui m’élève très durement. Je suis devenue un exutoire en subissant de la maltraitance : douches glacées, insultes, nuits debout , coups ….. J’ai écrit par la suite à cette femme pour lui dire tout ce que j’avais sur le cœur en lui mentionnant les actes de maltraitance mais elle n’a pas vraiment réagi, j’ai toujours su d’ailleurs  que pour elle je n’étais que la source de ses revenus même si il y a interdiction pour les familles d’accueil de s’attacher aux enfants sous peine de se les voir retirés. C’était pire que ça : elle m’a souvent fait comprendre qu’elle ne m’aimait pas  à travers  toute cette maltraitance qu’elle m’a fait subir durant  toutes ces  années. Ce que je trouve aberrant c’est qu’un enfant fracturé de sa famille  n’ait pas le droit à bénéficier  de l’affect d’une  famille ! A quoi bon le placer en famille d’accueil dans ce cas ; si ce n’est de le priver de façon odieuse de l’amour dont il a besoin pour s’épanouir et grandir . Pendant ces années là j’étais dans une forme d’attente et je ne voulais pas encore me rebeller. Je ne parlais pas de tout ça autour de moi par peur des représailles.

 

PASSAGE FORCÉ A LA VIE ACTIVE

A mes 17 ans, je suis placée dans une structure intermédiaire pour soit disant me préparer à la vie active. Je commence à avoir des divergences d’opinions entre la fille qui partage notre appartement et moi. Je suis en parallèle, un CAP / BEP maroquinerie  que je ne pourrais pas mener à terme car j’ai  été déplacée dans une autre structure d’accueil qui elle m’a poussé à chercher un emploi afin de payer ma chambre  ce qui m’a empêché de continuer correctement mes études.

LA RUE COMME BEAUCOUP D’ENFANTS PLACÉS

Après mes 18 ans, pendant l’été, je me retrouve dans la rue et ce pendant un an et demi. J’appelle alors au secours mon ancienne famille d’accueil qui me dit qu’elle ne peut rien faire pour moi. Je me retrouve à errer près de la plage du Castel vers 1986. Je m’entoure de personnes qui peuvent me protége. On est même allée jusqu’à Chalons sur Saône ; Paris ; Nîmes ; Bordeaux  etc  afin de pouvoir survivre de quelques petits boulots saisonniers mais sans les moyens nécessaires pour sortir de la rue définitivement. Je fais des travaux d’utilité collective à Nîmes dans une association et c’est là que je trouve enfin la lueur d’espoir qui va me sortir enfin de cet enfer vécu durant 1 an et demi . Puis, la mère de la famille d’accueil que j’avais contacté, finit par me proposer une chambre meublée ; je rentre donc à Nice ou j’ai enfin le tremplin  qui va me permettre  par divers emplois, tout en étant logée et nourri de m’en sortir  complètement.

DÉBROUILLARDISE

Cette période m’a rendu débrouillarde vu que j’ai enchaîné beaucoup de boulots jusqu’à mes 36 ans. J’ai aussi suivi une formation en couture et à l’heure actuelle  je suis en possession d’un titre professionnel d’agent de restauration. A mes 36 ans, Je donne naissance à ma fille. Mon géniteur a vu ma fille une seule fois quand elle avait à peine 1 mois ; il ne l’a plus jamais revue ensuite , ma mère décédée un an avant la naissance de ma fille ne l’a jamais connu.

LES DÉBUTS DIFFICILES DE SA FILLE

En rentrant en CP, ma fille a eu des difficultés. J’étais partie de Nice et il fallait que je mette de la distance par rapport à mon passé. Je me suis aussi séparée de son père. Ma fille a un caractère fort : elle est difficile à gérer et a des difficultés d’insertion. Elle a 14 ans maintenant. A cette époque là, lors de l’enfance de la petite, je n’étais pas très bien. Je n’ai sans doute pas été assez à son écoute. Elle a beaucoup souffert. Pour des problèmes de poux, les élèves ont commencé à être méchants avec elle ; le maître de CP ( humiliant  et maltraitant envers elle, l’a mise très vite en difficultés scolaire ) . Elle est née avec une dysplasie congénitale de hanche : elle est guérie mais cela a été très long (  2 ans de soins en tout  et depuis  sa naissance ) . Elle a aussi eu plusieurs luxations de hanche. Pour faire abstraction du passé, il faudrait tout changer. Ma fille a dû souvent changer d’école et a subi du harcèlement à l’école. Pendant 1 an en CE2, jusqu’à ses 8 ans, elle subit des mesures AED puis un placement administratif, dans une première famille d’accueil où tout se passe très bien. La famille est à notre écoute et effectue un travail honnête et sérieux avec nous. J’étais incluse dans le travail de la famille en question d’où la réussite de cette prise en charge. Un cancer à cette période va rendre les choses encore plus compliquées ; je me soigne et guéris.

Elle est alors placée dans un foyer : PERCE NEIGE (MECS). Elle y reste 15 jours ; je l’en ai sortie  car ma fille ne supportant plus son placement se rend malade : il est temps pour elle à ce moment là de rentrer vivre auprès de moi. C’est en CM2 que les problèmes vont revenir : elle est ensuite placée dans une deuxième famille d’accueil avec beaucoup moins de contacts mais il s’agit encore là d’un placement administratif en Août. Elle intègre de nouveau PERCE NEIGE ou elle va y rester jusqu’au mois de mai. Au mois de décembre, sa camarade et une éducatrice, avec qui elle s’entendaient bien, partent. Ma fille perd ses repères  et enchaîne les difficultés à la fois en  MECS et à l’école ou elle subit  du harcèlement scolaire. elle  va mal et tente de s’étrangler au foyer comme à l’école. Elle fait de l’automutilation.             (se tape la tête contre le mur ; se tire les cheveux). Elle n’en peu plus et part en dépression nerveuse car personne ne l’écoute. Elle m’en parle et je mets en place un suivi en CMPP et en parallèle met fin au placement administratif en place afin de  sauver la vie de ma fille  … l’ A.S.E  envoie alors une information préoccupante  et nous basculons en  novembre 2017 en placement juridique.   Les enfants ont une arme institutionnelle braquée sur leurs tempes.

CERCLE VICIEUX 

Ma fille a été malmenée par la famille d’accueil : elle a induit la petite en erreur en parlant du cancer d’une manière totalement erronée et elle m’a discrédité.

PLACEMENT JURIDIQUE

Elle est ensuite placée juridiquement au cours de sa deuxième année de CM2 : à cette période, au lieu de tenir compte de son mal être, on fait tout le contraire : elle se renferme sur elle. Ils m’ont déjà parlé plusieurs fois du placement juridique. Ils ont utilisé comme motif, la souffrance de ma fille qui serait le résultat de notre relation mère-fille ; alors que je n’ai jamais maltraité ma fille et que j’avais  demander de l’aide  à leurs services dans ma parentalité . Après une audience le 20 novembre, ma fille est placée juridiquement. Elle témoigne de sa douleur puisqu’il est impossible pour elle de se défendre. Un avocat m’a déjà clairement dit que l’on s’en foutait de tout ce que j’allais dire.

DES CARENCES AFFECTIVES DESTRUCTRICES

J’ai petit à petit raconté cette maltraitance à ma fille. Je suis tombée sur une bonne famille et une mauvaise famille. Pour moi, il y a une majorité de mauvais foyers et  trop souvent  de mauvaises familles. Il n’y a aucun respect de l’amour et de l’affection nécessaires au développement de l’enfant. Cela entraîne une carence affective destructrice sachant qu’un enfant est de base fragile ; certains plus que d’autres

L’A.S.E AUX TROUSSES 

Mon placement a été un motif utilisé par l’A.S.E pour placer ma fille. Pour moi 50 pour cent des placements pourraient être évités. On a eu une fois un juge exécrable qui officie aux assises, même pas adapté aux enfants.

 

SUCESSION D’AUDIENCES ET DE DOSSIERS CALOMNIEUX 

En 3 ans , j’ai eu trois audiences ; le dernier rapport d’audience est faux : on remarque des mauvais noms de familles par exemple. Ils pensent à notre place et ressentent à notre place. Le 20 novembre 2017, la juge ne veut rien savoir et mentionne quantité de calomnies et de mensonges. Elle a refusé des documents importants. On me reproche la tentative de suicide de ma fille. Tout est déformé : ils prennent le positif pour eux et mettent tout  le négatif  sur mon dos. Les audiences se font en huis clos. Au tout début, quand ils ont parlé d’une IP (information préoccupante), j’ai cru bêtement que la juge allait me laisser partir à Nice et je leur ai fais confiance. Je décide de faire appel de la décision juridique : un bilan psy est demandé mais ils décident finalement de laisser tomber ça. Après les trois mois de placement, j’avais l’impression que ma relation était complètement fracturée avec ma fille ; j’ai subi alors un rejet violent de la part de ma fille et celui ci est  dû à la fracture qui nous a été imposée non à notre relation mère / fille. J’ai été mise de côté par ces services durant de long mois. J’ai porté plainte contre l’éducateur et la juge et ils ont décidé de mettre en place des rencontres médiatisées (rencontres en lieu neutre : progressives) ce sont les représailles qu’ils aiment bien employer face  à des parents  qui ne vont pas dans leur sens et ne se plient pas à leurs  quatre volontés .

AU PIED DU MUR

Ma fille commence à faire des fugues  à partir de mars 2019  et en septembre 2019 elle refuse d’aller au foyer et demande à voir le juge et met l’A.S.E au pied du mur. Ils ont refusé de lui donner son matériel scolaire et l’ont mise en difficulté  dans sa scolarité dès le début d’année de sa 4ème. Au niveau des soins dentaires, elle n’a pas été suivie durant 3 ans et son bilan orthophoniste  pourtant demandé par moi en décembre 2017, n’a été fait qu’en juin 2019 …  Suite à un dernier jugement, ma fille est placée chez moi ( accueil modulable ). En cas de difficulté, ma fille peut avoir une solution de repli mais voilà, je n’ai pas pu signer le P.P.E  car  le  repli en question était prévu dans la structure même ou ma fille s’est retrouvée en danger vital quand elle était en classe de CM2. Il n’y a jamais de concertation au niveau des rdv : leurs propositions tombent toujours lors de rdv médicaux de ma fille J’ai peur qu’ils utilisent l’arrêt de ma fille pour maladie à mon encontre. Elle n’a jamais eu droit à une aide médicale digne de ce nom ! Maintenant, elle est déscolarisée. Les deux collèges ont aussi un rôle dans ses difficultés : je décide d’abord de l’enlever du collège Centre car ça ne va pas. Au collège de Veynes, la principale  menace ma fille de la renvoyer même sur raison médicale. La CPE est elle aussi pas sympa ( questions et insinuations  qui mettent ma fille mal à l’aise  et en colère contre eux ) . Là bas, l’infirmière la sermonne en lui disant de retourner au Centre Corto Maltese ; chose dont  ma fille ne veut pas ayant un suivi désormais avec une psychologue libérale  et avec qui elle se sent nettement plus à son aise .

LES SOLUTIONS 

Les solutions ? Peut-être séparer les juges des enfants des juges des délinquants, faire un listing des excuses bidons pour ne plus y avoir recours, séparer le pénal du social, faire des juridictions différentes, faire appliquer le contradictoire, apporter aux familles les éléments en leur possession, donner plus de pouvoir aux parents et cesser de traiter les parents comme étant tous des coupables. Il faut surtout leur laisser la possibilité de se défendre.

 

PROJETS

J’aimerai aller aux assises de la protection de l’enfance de 2020 (en réflexion car je ne veux pas être trop visible). Je compte aussi déménager à proximité de notre famille afin de permettre à ma fille de se re-construire  et de se préparer au mieux à son avenir qui arrive vite car elle aura 15 ans  en août et le temps passe vite. Elle redoublera sa classe de 4ème afin de rattraper  le retard qu’elle a prit et pourra mieux aborder sa scolarité  dans un endroit  ou elle est née  et à envie de vivre entourée des siens ( parents / tantes / oncles / cousins et cousines et marraine ) !

 

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Entretien avec sa fille, Lucie 

 

Peux-tu m’en dire plus sur le placement juridique que tu as subi ?

 

Lorsqu’on m’a placé juridiquement, j’ai été dans une première famille d’accueil où ça se passait plutôt bien au début. Et ensuite de la 5ème à la 4ème : j’ai été placée dans un foyer et là c’était encore pire. En foyer, on est quasi prisonnier et il y a du laisser aller de la part des encadrants.

J’ai remarqué qu’il y avait une différence de traitement en juridique. En administratif, il me semblait que c’était moins dur.

 

Que penses tu de l’A.S.E ?

 

Ils font croire qu’ils sont là pour notre bien mais pas du tout. Je trouve qu’il n’y a pas assez de d’éducateurs comparé au nombre d’enfants qu’il y a. Il y avait des mesures inutiles comme lorsqu’ils forçaient aux personnes un peu grosses à faire des régimes.

Es-tu d’accord sur le fait qu’ils placent abusivement les enfants ?

Oui, je suis d’accord. J’ai vu des enfants placés pour pas grand chose, juste à cause de problèmes personnels (hyperactivité etc.). J’ai remarqué que deux enfants polis sont devenus progressivement des animaux. Il n’y a pas de limites, pas d’éducation et c’est encore pire avec les adolescents.

T’as t’on expliqué les tenants et les aboutissants des placements ? On t’a prévenu que les familles d’accueil ne pouvaient pas se lier d’affection pour les enfants qu’ils gardent ?

On ne m’a jamais rien dit de tout ça. Que ce soit en administratif et en juridique. A chaque fois ils avaient toujours un reproche différent.

Quel a été ton pire placement selon toi ? Pourquoi ?

Mon pire placement a été celui en 6ème. Dès que je suis arrivée, j’ai été directement prise en grippe. Il n’y avait pas de fenêtres ni de lumière dans la maison. A plusieurs reprises, je me réveillais en sursaut. Il y a aussi eu des placements en foyers : des éducatrices m’ont jeté par terre car je n’avais pas rangé ma chambre. En foyer et aussi en famille d’accueil, j’ai dû faire face à des menaces.

 

Te sens tu enfermée par l’A.S.E ?

Oui, car je trouve qu’ils trouvent toujours le moyen de mettre la faute sur ma mère.

Quelle vision ont tes camarades de ta situation ?

Des amis essaient de comprendre. Ceux qui se moquent de moi, je ne les écoute pas. J’essaie de ne pas rentrer dans les détails pour ne pas les inquiéter. Souvent un enfant placé va être considéré comme un orphelin. C’est dur de faire comprendre aux autres que tu es placée même si tu n’as pas été abandonnée.

Quelles pourraient être les solutions selon toi pour plus de bienveillance et limiter les placements abusifs ?

Pour que ça se passe mieux, il faudrait améliorer la prise en charge de l’enfant. L’enfant doit être considéré comme une personne morale. Pour moi, s’il n’y a pas d’amour, il n’y a pas de respect.

Te reconnais tu dans ce que ta mère a pu traverser ?

Ma mère m’a raconté rapidement son histoire mais je ne me reconnais pas dans ses placements ni dans celui de mes frères. Ma mère a subi plus de maltraitances. En plus, elle a été placée depuis la petite enfance : vers 3 ans.

Peux-tu me décrire les jugements que tu as dû affronter lors de tes convocations au tribunal des enfants ?

Pendant les deux derniers jugements, j’ai été là. Il y a eu un gros problème concernant la prise en compte de la parole de l’enfant.

As-tu déjà pensé à t’autodétruire à cause de l’A.S.E ?

Plusieurs fois, j’étais à deux doigts de le faire : je ne supporte pas leur façon de s’immiscer régulièrement dans ma vie.

As-tu un suivi psy ?

Oui, je vais voir un psy libéral. Avant, j’allais voir un psy de l’ASE et on ne parlait jamais réellement de mes problèmes. Maintenant, la nouvelle pédopsy indépendante m’écoute plus.

Que penses tu faire pour ne plus avoir affaire à l’A.S.E ? Souhaites tu combattre aux cotés de ta mère ou plutôt vivre ta vie d’adolescente sans trop t’en soucier ?

J’ai un avis mitigé. D’une part, j’ai envie de protéger les autres et dénoncer et d’autre part, j’ai aussi envie de vivre ma vie d’adolescente. Tous les placements ne sont pas à remettre en cause mais beaucoup sont abusifs.

Source: MEDIAPART

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Placements abusifs: “On m’a enlevé mon enfant … » deux témoignages de parents

 

La petite Mary n’avait que deux heures quand des agents des Services sociaux sont venus la soustraire de ses parents, Aurélie et Maxime. Un matin l’enfant de Rémi et Mélanie convulse, Rémi appelle le Samu et très rapidement est accusé d’avoir secoué son bébé. Le cauchemar ne fait que commencer.

C’est un cas rarissime en France. Alors que la petite Mary n’a que deux heures de vie, elle est retirée de la garde de ses parents par les services sociaux. Sa mère, Aurélie et son père Maxime ne comprennent toujours pas le placement de leur enfant et celui de leurs trois autres filles, qu’ils estiment abusif.

« Soit on acceptait le placement, et elles restaient avec nous le temps qu’il faudrait, soit ils nous les enlevaient pour les mettre en foyer directement. 

Cela fait un et demi qu’elles demandent à revenir mais leur voix n’est pas entendue. « 

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Rémi, lui, s’est vu retirer son bébé, accusé de l’avoir secoué. Le petit Nicolas n’a alors qu’un mois et demi. 

« Mon épouse, Mélissa, est partie ce jour-là chez ses parents. Elle m’avait laissé le petit. Il était dans sa balancelle électrique, qui balançait tout doucement. 

Il a pleuré puis poussé un cri très aigu, et il est devenu tout raide, et n’a plus bougé. J’ai essayé de déclencher chez lui une réaction, en le prenant sous les aisselles, en faisant attention à soutenir ses cervicales et en faisant un mouvement vers l’avant et l’arrière. »

Nicolas réagit et se remet à pleurer, mais se mettra ensuite à convulser.

« À l’hôpital on apprend qu’il a fait une hémorragie, ils nous demandent si on l’a fait tomber ou si on l’a secoué. 

Ils ne nous laissaient jamais seul avec le petit. À ce moment là on ne savait pas que Nicolas était déjà placé. « 

Les professionnels de l’hôpital posent le diagnostic : syndrome du bébé secoué (SBS). L’enfant est placé mais il fera une autre hémorragie dans sa famille d’accueil. 

« Ils l’ont interprété comme une suite logique à la première hémorragie. On s’est alors tournés vers un médecin indépendant de la Haute Autorité de Santé. Pour lui, Nicolas souffre d’une autre pathologie. « 

  • Reportage : Stéphanie Thomas 
  • Réalisation : Cécile Laffon

Source ici

 

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