Témoignage de Véronique Costa et sa fille, placées abusivement

Véronique Costa, la cinquantaine, a vécu un placement abusif dès la prime enfance. Elle a voulu témoigner pour nous et revenir sur un passé de souffrances entre maltraitances des familles d’accueil et des foyers et la difficile éducation de sa fille, aussi placée administrativement puis juridiquement par l’A.S.E.

Sa page Facebook https://www.facebook.com/veroniqueverocosta

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Je suis née  le 22 février 1969  à Cannes d’une mère née à Tunis d’origine italo -sicilienne, mariée jeune et mère de 4 enfants en tout dont trois demi frère et sœurs. Lors de ma conception, ma mère était en instance de divorce et séparée  du père de ses 3 autres enfants. J’ai 51 ans. Moi et ma fille habitons à Gap depuis presque 10 ans.

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LA PETITE ENFANCE 

J’ai été placé vers l’âge de 4 ans. Je n’ai pas voulu trop savoir les raisons de mon placement. Je m’en rappelle à peu près. De mes 4 ans jusqu’à mes 18 ans et demi, j’ai été « déportée » dans différentes familles La scène de mon placement est restée gravée en moi. Je me souviens des policiers et des services sociaux. Je vois ma mère qui est entourée d’un personnel en blouse blanche. Le jour où la DDASS est venue, mon père était présent mais n’a rien fait. Au tout début, je pouvais la voir lors de visites). Jusqu’à mes 8 / 9 ans , ma mère pouvait me rendre visite ; ensuite nous allions à la préfecture ou ma mère me récupérait  pour aller retrouver mes  demi frères et sœurs  chez leur père. Ensuite ce lien s’est coupé d’un coup sans que j’en connaisse la véritable raison . A 24 ans, je retrouve ma mère : elle restera fracturée à jamais à cause de l’ A S E …..

PLACEMENT JUSQU’À 18 ANS

Mon placement aura duré toute  mon enfance et jusqu’à ma majorité  :  j’ai d’abord été dans une maison de l’enfance ou je garde la marque à vie  d’un moment difficile vécu à cet endroit. Je me souviens d’un bassin en forme de part de gâteau dans lequel nous nous baignons l’été. Des enfants plus âgés que moi avaient la sale manie de me  mettre la tête sous  l’eau et de m’y maintenir durant un long moment ; j’avais l’impression que j’allais me noyer  à chaque fois et j’avais peur. Un jour,  j’ai réussi à leur échapper et me suis réfugiée dans la salle  à manger ou en tournant autour d’une table, je me suis blessée à l’abdomen, j’en garde depuis une fine  cicatrice à vie. J’ai d’abord été en MECS (maintenant, on dirait foyer) puis ensuite je suis placée dans une famille  d’accueil  du côté de l’ Ariane ou je ne me souviens pas avoir subi de maltraitance quelconque. Je me souviens juste que j’y étais bien : un lien avait même été noué avec cette famille  car ma mère  pouvait me voir souvent mais ça la DDASS ne l’a pas vu d’un bon œil et m’a de nouveau changé de lieu d’accueil. Étant trop jeune à cette époque là pour me souvenir de tout, ce sont tout de même des périodes qui restent gravées dans mes souvenirs ….Ensuite je reste 11 ans dans une famille d’accueil de mes 7 ans à ma majorité : ce seront 11 années difficiles avec une «  mère » qui m’élève très durement. Je suis devenue un exutoire en subissant de la maltraitance : douches glacées, insultes, nuits debout , coups ….. J’ai écrit par la suite à cette femme pour lui dire tout ce que j’avais sur le cœur en lui mentionnant les actes de maltraitance mais elle n’a pas vraiment réagi, j’ai toujours su d’ailleurs  que pour elle je n’étais que la source de ses revenus même si il y a interdiction pour les familles d’accueil de s’attacher aux enfants sous peine de se les voir retirés. C’était pire que ça : elle m’a souvent fait comprendre qu’elle ne m’aimait pas  à travers  toute cette maltraitance qu’elle m’a fait subir durant  toutes ces  années. Ce que je trouve aberrant c’est qu’un enfant fracturé de sa famille  n’ait pas le droit à bénéficier  de l’affect d’une  famille ! A quoi bon le placer en famille d’accueil dans ce cas ; si ce n’est de le priver de façon odieuse de l’amour dont il a besoin pour s’épanouir et grandir . Pendant ces années là j’étais dans une forme d’attente et je ne voulais pas encore me rebeller. Je ne parlais pas de tout ça autour de moi par peur des représailles.

 

PASSAGE FORCÉ A LA VIE ACTIVE

A mes 17 ans, je suis placée dans une structure intermédiaire pour soit disant me préparer à la vie active. Je commence à avoir des divergences d’opinions entre la fille qui partage notre appartement et moi. Je suis en parallèle, un CAP / BEP maroquinerie  que je ne pourrais pas mener à terme car j’ai  été déplacée dans une autre structure d’accueil qui elle m’a poussé à chercher un emploi afin de payer ma chambre  ce qui m’a empêché de continuer correctement mes études.

LA RUE COMME BEAUCOUP D’ENFANTS PLACÉS

Après mes 18 ans, pendant l’été, je me retrouve dans la rue et ce pendant un an et demi. J’appelle alors au secours mon ancienne famille d’accueil qui me dit qu’elle ne peut rien faire pour moi. Je me retrouve à errer près de la plage du Castel vers 1986. Je m’entoure de personnes qui peuvent me protége. On est même allée jusqu’à Chalons sur Saône ; Paris ; Nîmes ; Bordeaux  etc  afin de pouvoir survivre de quelques petits boulots saisonniers mais sans les moyens nécessaires pour sortir de la rue définitivement. Je fais des travaux d’utilité collective à Nîmes dans une association et c’est là que je trouve enfin la lueur d’espoir qui va me sortir enfin de cet enfer vécu durant 1 an et demi . Puis, la mère de la famille d’accueil que j’avais contacté, finit par me proposer une chambre meublée ; je rentre donc à Nice ou j’ai enfin le tremplin  qui va me permettre  par divers emplois, tout en étant logée et nourri de m’en sortir  complètement.

DÉBROUILLARDISE

Cette période m’a rendu débrouillarde vu que j’ai enchaîné beaucoup de boulots jusqu’à mes 36 ans. J’ai aussi suivi une formation en couture et à l’heure actuelle  je suis en possession d’un titre professionnel d’agent de restauration. A mes 36 ans, Je donne naissance à ma fille. Mon géniteur a vu ma fille une seule fois quand elle avait à peine 1 mois ; il ne l’a plus jamais revue ensuite , ma mère décédée un an avant la naissance de ma fille ne l’a jamais connu.

LES DÉBUTS DIFFICILES DE SA FILLE

En rentrant en CP, ma fille a eu des difficultés. J’étais partie de Nice et il fallait que je mette de la distance par rapport à mon passé. Je me suis aussi séparée de son père. Ma fille a un caractère fort : elle est difficile à gérer et a des difficultés d’insertion. Elle a 14 ans maintenant. A cette époque là, lors de l’enfance de la petite, je n’étais pas très bien. Je n’ai sans doute pas été assez à son écoute. Elle a beaucoup souffert. Pour des problèmes de poux, les élèves ont commencé à être méchants avec elle ; le maître de CP ( humiliant  et maltraitant envers elle, l’a mise très vite en difficultés scolaire ) . Elle est née avec une dysplasie congénitale de hanche : elle est guérie mais cela a été très long (  2 ans de soins en tout  et depuis  sa naissance ) . Elle a aussi eu plusieurs luxations de hanche. Pour faire abstraction du passé, il faudrait tout changer. Ma fille a dû souvent changer d’école et a subi du harcèlement à l’école. Pendant 1 an en CE2, jusqu’à ses 8 ans, elle subit des mesures AED puis un placement administratif, dans une première famille d’accueil où tout se passe très bien. La famille est à notre écoute et effectue un travail honnête et sérieux avec nous. J’étais incluse dans le travail de la famille en question d’où la réussite de cette prise en charge. Un cancer à cette période va rendre les choses encore plus compliquées ; je me soigne et guéris.

Elle est alors placée dans un foyer : PERCE NEIGE (MECS). Elle y reste 15 jours ; je l’en ai sortie  car ma fille ne supportant plus son placement se rend malade : il est temps pour elle à ce moment là de rentrer vivre auprès de moi. C’est en CM2 que les problèmes vont revenir : elle est ensuite placée dans une deuxième famille d’accueil avec beaucoup moins de contacts mais il s’agit encore là d’un placement administratif en Août. Elle intègre de nouveau PERCE NEIGE ou elle va y rester jusqu’au mois de mai. Au mois de décembre, sa camarade et une éducatrice, avec qui elle s’entendaient bien, partent. Ma fille perd ses repères  et enchaîne les difficultés à la fois en  MECS et à l’école ou elle subit  du harcèlement scolaire. elle  va mal et tente de s’étrangler au foyer comme à l’école. Elle fait de l’automutilation.             (se tape la tête contre le mur ; se tire les cheveux). Elle n’en peu plus et part en dépression nerveuse car personne ne l’écoute. Elle m’en parle et je mets en place un suivi en CMPP et en parallèle met fin au placement administratif en place afin de  sauver la vie de ma fille  … l’ A.S.E  envoie alors une information préoccupante  et nous basculons en  novembre 2017 en placement juridique.   Les enfants ont une arme institutionnelle braquée sur leurs tempes.

CERCLE VICIEUX 

Ma fille a été malmenée par la famille d’accueil : elle a induit la petite en erreur en parlant du cancer d’une manière totalement erronée et elle m’a discrédité.

PLACEMENT JURIDIQUE

Elle est ensuite placée juridiquement au cours de sa deuxième année de CM2 : à cette période, au lieu de tenir compte de son mal être, on fait tout le contraire : elle se renferme sur elle. Ils m’ont déjà parlé plusieurs fois du placement juridique. Ils ont utilisé comme motif, la souffrance de ma fille qui serait le résultat de notre relation mère-fille ; alors que je n’ai jamais maltraité ma fille et que j’avais  demander de l’aide  à leurs services dans ma parentalité . Après une audience le 20 novembre, ma fille est placée juridiquement. Elle témoigne de sa douleur puisqu’il est impossible pour elle de se défendre. Un avocat m’a déjà clairement dit que l’on s’en foutait de tout ce que j’allais dire.

DES CARENCES AFFECTIVES DESTRUCTRICES

J’ai petit à petit raconté cette maltraitance à ma fille. Je suis tombée sur une bonne famille et une mauvaise famille. Pour moi, il y a une majorité de mauvais foyers et  trop souvent  de mauvaises familles. Il n’y a aucun respect de l’amour et de l’affection nécessaires au développement de l’enfant. Cela entraîne une carence affective destructrice sachant qu’un enfant est de base fragile ; certains plus que d’autres

L’A.S.E AUX TROUSSES 

Mon placement a été un motif utilisé par l’A.S.E pour placer ma fille. Pour moi 50 pour cent des placements pourraient être évités. On a eu une fois un juge exécrable qui officie aux assises, même pas adapté aux enfants.

 

SUCESSION D’AUDIENCES ET DE DOSSIERS CALOMNIEUX 

En 3 ans , j’ai eu trois audiences ; le dernier rapport d’audience est faux : on remarque des mauvais noms de familles par exemple. Ils pensent à notre place et ressentent à notre place. Le 20 novembre 2017, la juge ne veut rien savoir et mentionne quantité de calomnies et de mensonges. Elle a refusé des documents importants. On me reproche la tentative de suicide de ma fille. Tout est déformé : ils prennent le positif pour eux et mettent tout  le négatif  sur mon dos. Les audiences se font en huis clos. Au tout début, quand ils ont parlé d’une IP (information préoccupante), j’ai cru bêtement que la juge allait me laisser partir à Nice et je leur ai fais confiance. Je décide de faire appel de la décision juridique : un bilan psy est demandé mais ils décident finalement de laisser tomber ça. Après les trois mois de placement, j’avais l’impression que ma relation était complètement fracturée avec ma fille ; j’ai subi alors un rejet violent de la part de ma fille et celui ci est  dû à la fracture qui nous a été imposée non à notre relation mère / fille. J’ai été mise de côté par ces services durant de long mois. J’ai porté plainte contre l’éducateur et la juge et ils ont décidé de mettre en place des rencontres médiatisées (rencontres en lieu neutre : progressives) ce sont les représailles qu’ils aiment bien employer face  à des parents  qui ne vont pas dans leur sens et ne se plient pas à leurs  quatre volontés .

AU PIED DU MUR

Ma fille commence à faire des fugues  à partir de mars 2019  et en septembre 2019 elle refuse d’aller au foyer et demande à voir le juge et met l’A.S.E au pied du mur. Ils ont refusé de lui donner son matériel scolaire et l’ont mise en difficulté  dans sa scolarité dès le début d’année de sa 4ème. Au niveau des soins dentaires, elle n’a pas été suivie durant 3 ans et son bilan orthophoniste  pourtant demandé par moi en décembre 2017, n’a été fait qu’en juin 2019 …  Suite à un dernier jugement, ma fille est placée chez moi ( accueil modulable ). En cas de difficulté, ma fille peut avoir une solution de repli mais voilà, je n’ai pas pu signer le P.P.E  car  le  repli en question était prévu dans la structure même ou ma fille s’est retrouvée en danger vital quand elle était en classe de CM2. Il n’y a jamais de concertation au niveau des rdv : leurs propositions tombent toujours lors de rdv médicaux de ma fille J’ai peur qu’ils utilisent l’arrêt de ma fille pour maladie à mon encontre. Elle n’a jamais eu droit à une aide médicale digne de ce nom ! Maintenant, elle est déscolarisée. Les deux collèges ont aussi un rôle dans ses difficultés : je décide d’abord de l’enlever du collège Centre car ça ne va pas. Au collège de Veynes, la principale  menace ma fille de la renvoyer même sur raison médicale. La CPE est elle aussi pas sympa ( questions et insinuations  qui mettent ma fille mal à l’aise  et en colère contre eux ) . Là bas, l’infirmière la sermonne en lui disant de retourner au Centre Corto Maltese ; chose dont  ma fille ne veut pas ayant un suivi désormais avec une psychologue libérale  et avec qui elle se sent nettement plus à son aise .

LES SOLUTIONS 

Les solutions ? Peut-être séparer les juges des enfants des juges des délinquants, faire un listing des excuses bidons pour ne plus y avoir recours, séparer le pénal du social, faire des juridictions différentes, faire appliquer le contradictoire, apporter aux familles les éléments en leur possession, donner plus de pouvoir aux parents et cesser de traiter les parents comme étant tous des coupables. Il faut surtout leur laisser la possibilité de se défendre.

 

PROJETS

J’aimerai aller aux assises de la protection de l’enfance de 2020 (en réflexion car je ne veux pas être trop visible). Je compte aussi déménager à proximité de notre famille afin de permettre à ma fille de se re-construire  et de se préparer au mieux à son avenir qui arrive vite car elle aura 15 ans  en août et le temps passe vite. Elle redoublera sa classe de 4ème afin de rattraper  le retard qu’elle a prit et pourra mieux aborder sa scolarité  dans un endroit  ou elle est née  et à envie de vivre entourée des siens ( parents / tantes / oncles / cousins et cousines et marraine ) !

 

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Entretien avec sa fille, Lucie 

 

Peux-tu m’en dire plus sur le placement juridique que tu as subi ?

 

Lorsqu’on m’a placé juridiquement, j’ai été dans une première famille d’accueil où ça se passait plutôt bien au début. Et ensuite de la 5ème à la 4ème : j’ai été placée dans un foyer et là c’était encore pire. En foyer, on est quasi prisonnier et il y a du laisser aller de la part des encadrants.

J’ai remarqué qu’il y avait une différence de traitement en juridique. En administratif, il me semblait que c’était moins dur.

 

Que penses tu de l’A.S.E ?

 

Ils font croire qu’ils sont là pour notre bien mais pas du tout. Je trouve qu’il n’y a pas assez de d’éducateurs comparé au nombre d’enfants qu’il y a. Il y avait des mesures inutiles comme lorsqu’ils forçaient aux personnes un peu grosses à faire des régimes.

Es-tu d’accord sur le fait qu’ils placent abusivement les enfants ?

Oui, je suis d’accord. J’ai vu des enfants placés pour pas grand chose, juste à cause de problèmes personnels (hyperactivité etc.). J’ai remarqué que deux enfants polis sont devenus progressivement des animaux. Il n’y a pas de limites, pas d’éducation et c’est encore pire avec les adolescents.

T’as t’on expliqué les tenants et les aboutissants des placements ? On t’a prévenu que les familles d’accueil ne pouvaient pas se lier d’affection pour les enfants qu’ils gardent ?

On ne m’a jamais rien dit de tout ça. Que ce soit en administratif et en juridique. A chaque fois ils avaient toujours un reproche différent.

Quel a été ton pire placement selon toi ? Pourquoi ?

Mon pire placement a été celui en 6ème. Dès que je suis arrivée, j’ai été directement prise en grippe. Il n’y avait pas de fenêtres ni de lumière dans la maison. A plusieurs reprises, je me réveillais en sursaut. Il y a aussi eu des placements en foyers : des éducatrices m’ont jeté par terre car je n’avais pas rangé ma chambre. En foyer et aussi en famille d’accueil, j’ai dû faire face à des menaces.

 

Te sens tu enfermée par l’A.S.E ?

Oui, car je trouve qu’ils trouvent toujours le moyen de mettre la faute sur ma mère.

Quelle vision ont tes camarades de ta situation ?

Des amis essaient de comprendre. Ceux qui se moquent de moi, je ne les écoute pas. J’essaie de ne pas rentrer dans les détails pour ne pas les inquiéter. Souvent un enfant placé va être considéré comme un orphelin. C’est dur de faire comprendre aux autres que tu es placée même si tu n’as pas été abandonnée.

Quelles pourraient être les solutions selon toi pour plus de bienveillance et limiter les placements abusifs ?

Pour que ça se passe mieux, il faudrait améliorer la prise en charge de l’enfant. L’enfant doit être considéré comme une personne morale. Pour moi, s’il n’y a pas d’amour, il n’y a pas de respect.

Te reconnais tu dans ce que ta mère a pu traverser ?

Ma mère m’a raconté rapidement son histoire mais je ne me reconnais pas dans ses placements ni dans celui de mes frères. Ma mère a subi plus de maltraitances. En plus, elle a été placée depuis la petite enfance : vers 3 ans.

Peux-tu me décrire les jugements que tu as dû affronter lors de tes convocations au tribunal des enfants ?

Pendant les deux derniers jugements, j’ai été là. Il y a eu un gros problème concernant la prise en compte de la parole de l’enfant.

As-tu déjà pensé à t’autodétruire à cause de l’A.S.E ?

Plusieurs fois, j’étais à deux doigts de le faire : je ne supporte pas leur façon de s’immiscer régulièrement dans ma vie.

As-tu un suivi psy ?

Oui, je vais voir un psy libéral. Avant, j’allais voir un psy de l’ASE et on ne parlait jamais réellement de mes problèmes. Maintenant, la nouvelle pédopsy indépendante m’écoute plus.

Que penses tu faire pour ne plus avoir affaire à l’A.S.E ? Souhaites tu combattre aux cotés de ta mère ou plutôt vivre ta vie d’adolescente sans trop t’en soucier ?

J’ai un avis mitigé. D’une part, j’ai envie de protéger les autres et dénoncer et d’autre part, j’ai aussi envie de vivre ma vie d’adolescente. Tous les placements ne sont pas à remettre en cause mais beaucoup sont abusifs.

Source: MEDIAPART

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