Un système sourd aux plaintes de placements abusifs d’enfants.

Alençon. Son enfant est placé, il menace le Conseil départemental de l’Orne

Image associée

Un homme a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour outrage et menace de mort d’agents du Conseil départemental de l’Orne, à la suite du placement d’un de ses enfants.

Un habitant d’Alençon de 46 ans a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour outrage et menace de mort à l’encontre des agents du Conseil Départemental de l’Orne.

Le 5 novembre dernier, au téléphone, il a insulté une agente avant de lui annoncer : « Je vais venir avec un bidon d’essence au Conseil départemental de l’Orne et vous allez m’écouter ».

« C’est ma question : faut-il en arriver là ? »

Derrière la colère de ce père de famille : le placement de son nourrisson, pendant sept mois, en famille d’accueil à la suite du signalement d’une assistante sociale du Département.

« Depuis mai 2019, je demande un rendez-vous pour diffamation à mon encontre d’une personne de l’Aide sociale à l’enfance. Tout ce qu’elle a écrit est faux ! Le placement de mon enfant était non justifié. Et elle a aussi écrit que j’étais au RSA alors que j’ai travaillé toute ma vie ! », tempêtait le quadragénaire à la barre du tribunal correctionnel d’Alençon, jeudi 20 février.

Il reconnaît l’insulte « mais ce n’était pas pour elle, je ne pensais pas qu’elle entendait et je ne savais pas qu’elle avait mis le haut-parleur » et conteste la menace de mort. « J’ai dit : « Est-ce qu’il faut venir avec un bidon d’essence pour être entendu ? C’est ma question : faut-il en arriver là ? »

L’homme, dont le rapide débit ne laisse pas le moindre espace de reprise de parole de la présidente, avoue que « c’est malheureux d’en arriver là mais au Conseil départemental de l’Orne, c’est toujours un monologue de leur part : il faut être à leur écoute mais nous, on n’est pas entendu ! »

La présidente lui glisse que le placement de son enfant n’est pas le sujet de sa comparution devant le tribunal ce jour et l’invite à avoir recours à d’autres interlocuteurs : « J’ai porté plainte ! Mais dès qu’il y a une plainte contre le service public, elle est classée sans suite ! »

Aujourd’hui, l’homme a retrouvé sa fillette.

Vous vous rendez compte, en sept mois de placement, je ne l’ai vu qu’une heure ! C’est ma fille quand même, c’est ma chair ! »

« Il n’a pas mis son enfant en danger »

La représentante du Conseil Départemental de l’Orne précise que « le placement a été décidé par le Conseil départemental du Calvados après que le dossier y a été transmis. Nous n’en avions même pas connaissance. J’ai refusé le rendez-vous avec lui mais je lui ai écrit que nous, Conseil départemental de l’Orne, avons estimé qu’il n’avait pas mis son enfant en danger ».

Le prévenu l’interrompt :

Moi, je voulais voir le président du Conseil départemental de l’Orne ! »

La présidente du tribunal signale que « c’est la juge des enfants de l’Orne qui a levé la mesure de placement de l’enfant ».

Le Ministère Public a requis six mois de prison avec sursis pour « ces infractions caractérisées ».

Non assisté d’un avocat, le prévenu s’est défendu en avançant qu’il « faut toujours laisser les gens parler ». La présidente lui atteste que ce fut le cas, ce jour, dans le prétoire. « Mais est-ce que j’ai été entendu : c’est autre chose ! », conclut-il.

Le tribunal l’a finalement condamné à trois mois de prison avec sursis.

Si on peut comprendre que vous avez été victime de quelque chose d’injustifié, ce que vous avez fait n’est, en revanche, pas justifié. Il y a des voies légales pour cela ».

L’homme ne s’est pas apaisé pour autant et a annoncé, d’emblée aux juges, interjeter appel de cette décision. Il dispose, pour ce faire, d’un délai de dix jours à compter du prononcé du jugement.

Source ici

A propos alautis

Associations
Cet article a été publié dans Articles. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Un système sourd aux plaintes de placements abusifs d’enfants.

  1. Rita dit :

    Que c’est triste ! Il suffit qu’ une personne mal intentionnée pour pourrir la vie. J’ai connu ça. Des mois d aller retour pour dire que c était faux.
    L’ASE, c est vraiment de la merde ! Le pire, c est que deux mois plus tard, j ai appris que l’école avait signalé pour un gamin qui avait tous les jours des bleus, et ces cons n’ ont même pas bouger le petit doigt, et au final le pauvre gamin est mort dans la salle de bain. Pauvre petit !

  2. Raynaud dit :

    J’ai porté plainte pour placement abusif le 1 /07/19 pas de nouvelles, j’ai interpellé le président du conseil départemental des landes pour signalement préoccupante sur la santé et la scolarité de mon fils…fait intervenir un député ils sont en train de le faire le PPE juste de mois ci au bout de 5 ans!!!!!! Par contre je me défend, on nous punis en nous enlevant 1 h de visite et 3 appels téléphoniques….. Aucuns avocat pour mi juillet de sérieux il va falloir se débrouiller seule

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s