les placements ne cessent d’augmenter à l’Aide Sociale à l’Enfance.

Fin 2017, 341 000 mesures d’aide sociale à l’enfance (ASE) étaient mises en œuvre par les services départementaux en charge de la protection de l’enfance.

enfant placés

Au 31 décembre 2017, les départements avaient mis en œuvre, au titre de la protection de l’enfance, 341 000 mesures d’aide sociale à l’enfance (ASE), soit 2,2 % de plus qu’en 2016 et 6,8 % de plus qu’en 2013, révèle une récente étude de la Direction de la Recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du ministère des Solidarités et de la Santé (Etudes & Résultats n° 1090, octobre 2018).

Et en suivant cette courbes constante, à ce jour nous pouvons estimer ce nombre à 344 000 mesures fin 2018, malgré que nous soyons sur qu’ils soient beaucoup plus, vous aillant déjà démontré par le passé sur notre site que les statistiques de la DREES étaient très aléatoires d’une année sur l’autre, sachant que les placements représentes plus de la moitié de ces mesures soit environs 180 000 enfants privés du cadre familiale.

Rapporté à l’effectif général des jeunes âgés de moins de 21 ans, le taux de mesures s’établit ainsi à 2 %. Les résultats présentés sont issus de l’enquête Aide sociale, menée chaque année par la DREES auprès de l’ensemble des conseils départementaux. Les mesures d’ASE dénombrées dans cette étude comprennent les actions éducatives et les mesures de placement. Fin 2017, les accueils, ou placements, à l’ASE représentaient 52 % du total des mesures et les actions éducatives, exercées en milieu familial, 48 %. « Alors que les deux types de mesures étaient également répartis depuis une dizaine d’années, la part des premiers augmente légèrement depuis 2015 », commente l’auteure de l’étude, Nadia Amrous.

Plus des deux tiers des actions éducatives décidées par le juge des enfants

Fin 2017 toujours selon la DREES, 164 000 mineurs et jeunes majeurs bénéficiaient d’une action éducative, un chiffre stable par rapport à 2016. La répartition entre actions éducatives à domicile (AED) et actions éducatives en milieu ouvert (AEMO) ne varie guère et les AEMO, qui correspondent à des décisions judiciaires, demeurent largement majoritaires (68  %).

Pour mémoire, l’AED est une décision administrative prise par le président du conseil départemental à la demande des parents ou en accord avec eux. L’AEMO, exercée à la suite d’une décision du juge des enfants, poursuit le même but que l’AED, mais, contrairement à cette dernière, elle est contraignante à l’égard des familles.

Augmentation du nombre de placements

176 000 mineurs et jeunes majeurs étaient accueillis à l’ASE au 31 décembre 2017, soit 4,2 % de plus qu’en 2016. Parmi eux, 9 % étaient placés directement par le juge et 91 % confiés à l’ASE. Dans ce second cas, la mesure peut être administrative, c’est-à-dire décidée par le président du conseil départemental, lorsqu’elle est réalisée à la demande ou en accord avec la famille (ou avec le jeune majeur concerné). Elle peut également être judiciaire, prise par le juge des enfants, et l’enfant est alors confié au service de l’ASE qui détermine les modalités de son placement.

Le nombre de mesures de placements directs continue de diminuer régulièrement : – 1,5 % par rapport à 2016 et – 5,7 % depuis 2013. À l’inverse, le nombre d’enfants confiés progresse à un rythme plus soutenu que par le passé, observe l’étude. Il s’est ainsi accru de près de 5 % par rapport à 2016, contre 3,5 % entre 2015 et 2016, et 2 % environ les années précédentes. « L’augmentation du nombre d’enfants confiés à l’ASE semble imputable à l’accroissement du nombre de mineurs non accompagnés (MNA) pris en charge au sein des départements », explique Nadia Amrous. Néanmoins, ces mineurs ne représentent, au niveau national, qu’un peu plus d’un jeune accueilli à l’ASE sur dix.

La part des enfants confiés à l’ASE au titre d’une mesure judiciaire (hors placements directs) a encore progressé en 2017 et demeure très largement majoritaire (79 %). Il s’agit, essentiellement, des placements par le juge (72 % des enfants confiés). Les mesures de tutelle sont relativement marginales (5 % des enfants confiés). Toutefois, elles ont connu une nette hausse (+ 29 %) entre 2016 et 2017 et ont fortement augmenté depuis 2013. Là encore, la hausse du nombre de MNA accueillis à l’ASE peut expliquer l’accroissement plus important, au cours des deux dernières années, du nombre des mesures judiciaires de placement (+ 4,3 % entre 2015 et 2016 et près de 7 % entre 2016 et 2017). Les accueils provisoires de mineurs, qui correspondent à des placements à la demande ou en accord avec les parents, et les accueils provisoires de jeunes majeurs, représentent, quant à eux, l’essentiel des mesures administratives de placement (92 %). Fin 2017, ils diminuaient, respectivement, de 2,7 % et 2,2 % environ par rapport à l’année précédente.

L’hébergement en famille d’accueil n’est plus majoritaire

Le mode d’hébergement le plus fréquent des mineurs et jeunes majeurs accueillis à l’ASE est la famille d’accueil (47 %), devant les établissements (37 %), les autres modes d’hébergement (9 %) et les hébergements pour adolescents et jeunes majeurs autonomes (7 %). Le nombre de jeunes accueillis sous ces deux dernières formes s’avère en net accroissement (respectivement + 29,4 % et + 21,3 %). Ensemble, leur proportion a ainsi progressé de près de 3 points en un an et de 6 points depuis 2013. « Longtemps majoritaire, la part de l’hébergement en famille d’accueil connaît, a contrario, une lente, mais régulière, diminution (- 5 points depuis 2013), bien que le nombre d’enfants et jeunes concernés augmente encore », conclut l’étude de la DREES.

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4 commentaires pour les placements ne cessent d’augmenter à l’Aide Sociale à l’Enfance.

  1. Fatimata SAO dit :

    Merci SOS PARENTS ABUSÉS pour votre travail formidable et vos constats sur la situation de nos enfants (les « oubliés de la République ») .

    Malheureusement, l’ASE demeure 1 univers effroyable, secret, impitoyable, meurtrier, inhumain. Qui a poussé 1 nombre impressionnant de parents à renoncer à la vie. Aucune justice ne leur sera jamais accordé face au plus grand secret de l’état français. Je pense que les placements abusifs d’enfants ne seront jamais levés (jusqu’à la majorité de l’enfant) , et surtout ne s’arrêteront jamais. Malheureusement.

  2. so cuir dit :

    Bonjour mes enfants Iahoni et Maïssa 14 et 12ans ont étaient placés fin Septembre dernier suite à soit disant déscolarisation (je faisaient l’instruction à domicile) je les avaient inscrits au collège en début d’année et leurs résultats scolaires sont trés bons. La mesure d’investigation MJIE atteste que les enfants ont eu de bonnes bases éducatives et n’ont pas de déficits sur le plan scolaire ou de la sociabilisation et que en vertu de l’article 375 il n’y a pas lieu de continuer le placement. Malgré cela la juge des enfants vient de prolonger le placement de 1ans à 200 kilomètres de mon domicile sans droit d’hébergement et 1h de visite tout les 15 j. Je suis anéantie et mes enfants aussi, je lance cet appel au secours.. Je ne sais plus quoi faire. Répondez moi s’il vous plaît merci Mme Eustache.

  3. nadine PLESTAN dit :

    PLESTAN Nadine LETTRE OUVERTE par mail Le 27 Janvier 2019
    Domaine de Beaulieu
    6 Rue du Capitaine Marcel
    22400 LAMBALLE
    Tél : 06 07 13 88 77

    Objet : LES DERIVES FINANCIERES DE L AIDE SOCIALE à L’ENFANCE
    ET LES CONSEILS DEPARTEMENTAUX

    Mesdames, Messieurs, les responsables de l’IGAS ,

    Maintenant vous avez certaines informations, vous ne pourrez plus dire, je ne savais pas, vous allez pouvoir contrôler ces institutions.
    « Défendre et, protéger les 350 000 Enfants placés à l’aide sociale à l’enfance et surtout faire que les valeurs et les lois de la République Française soient respectées pour les FAMILLES D’ENFANTS PLACES, LA RAISON DU PLACEMENT ABUSIF ET LA SECURITE EN PLACEMENT ».
    Nous sommes dans ce qu’on appelle les placements abusifs et illégaux d’enfants, en deux mots « trafic d’enfants en France »
    Les découvertes sont plus HALUCINANTES les unes que les autres, par exemple l’école grande pourvoyeuse d’enfants à placer, l’hôpital (3 à 4 LA SEMAINE ), les repérages comme Aides aux Habitat pour les familles précaires ou la PMI obligatoire pour repérer les bébés potentiels, je ne vous parle pas des CMPEA qui vont être les premiers à emmener les enfants aux placements en réalisant le dépistage des Autistes et agissent directement pour les placements type handicapé très bons pour les conseils départementaux qui recrutent maintenant leurs propres psychologues et psychiatres , le montant de l’INVESTISSEMENT par l’état peut monter jusqu’à 25 000€/mois.
    Vous avez tous vu le reportage de France 3 du 16 janvier 2019, DES ENFANTS RETIRES DE LEURS FAMILLES ABUSIVEMENT ET MIS A LA DESTRUCTION SONT EVALUES à 240 000 ENFANTS .
    Vous avez le devoir de LANCER UNE ENQUETE COMPTABLE et d’aller voir dans ces INSTITUTIONS, vous allez être horrifié de découvrir QUE L’ENFANT EST devenu UNE MARCHANDISE !!
    Nous avons compris comment fonctionnait les départements Français, ils vendent leurs enfants pour payer leurs factures.
    • Nous parents d’enfants placés, nous souhaitons participer à des réunions de travail dans des commissions d’enquête avec vous pour vous apporter toutes les informations qu’au fils des mois nous avons récolté sur ce trafic d’enfant en France.
    • Doubler facturation des frais médicaux
    • Pas d’alimentation régulière aux enfants (enfants souvent en dessous de la courbe de poids)
    • Pas de vêtements décents
    • Pas d’hébergement décent (chambres d hôtel dans les quartiers de prostitution pour des jeunes filles de 15 ans)
    • Pas de suivi scolaire, de formation, de sport,de loisir, de soins médicaux …
    • Mis à la rue à 18 ans et un jour sans logement, sans argent, sans projet professionnel( ou est passé l’argent que rapporte un enfant placé)
    • Arrachage à la vie de famille sur de faux rapports alors qu’un suivi familial permettrait à moindre coût de rétablir la situation de la famille
    • Déclaration EXECESSIVE des enfants comme handicapés à La MDPH par les réseaux des CMPEA et de certains médecins complices,
    • Mise à la CMU alors que des parents continuent à payer la sécurité sociale et des mutuelles pour leurs enfants,( une économie sur les soins pourrait être faite.)
    • Prise de médicaments sans l accord des parents protecteurs
    • Coupure totale avec les parents, pas de Noel en famille, pas d’anniversaire…LA DESTRUCTION DE L’ENFANT.
    Nous savons que nos enfants placés sortiront de l’AIDE SOCIALE A L’ENFANCE avec de lourds traumatismes, des pertes de chance, sans formation, après avoir subit VIOLS AVORTEMENTS MALTRAITANCES DISCRIMINATION ET MANQUE D’AMOUR FAMILIAL puisque coupés de leurs parents TOTALEMENT.
    Maintenant Mesdames Messieurs, vous avez les cartes en main, certains d’entre vous l’on comprit et ont déjà pris conscience l’ampleur du SCANDALE sanitaire, financier et de Non dénonciation de crime sur mineurs .
    Mes filles sont toujours en danger et que votre inaction pour Julie violée en foyer et Margaux, les détruit un peu plus jour après jour.
    Il faut arrêter CE MASSACRE DES INNOCENTS des 2% d’ENFANTS FRANÇAIS SACRIFIES pour des financements qui n’ont rien à voir avec le bien-être de ces enfants là.

  4. LOSSER dit :

    Je peux témoigner en tant que mère. Mon enfant de 7 ans est placé sans mon consentement sur des rapports calomnieux et des diagnostics erronés de la médecine. J’ai un certificat de la sécurité sociale en ma faveur que la justice ne prend pas en compte et continue à s’acharner sur mon enfant et moi. Mon enfant est soumis à cette ignoble machination qu’est L’ase. Ces gens se croient au-dessus des droits des parents et des enfants. Il n’y a plus de droit en France et c’est très grave il faut que tout le monde en prenne conscience en France.

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