Quand L’ASE fait passer pour folle une maman et lui place son enfant….

Pourtant un expert est formel, il ne retrouve chez la maman « aucun des indices de dangerosité qui ont fait placer cet enfant » . Il ajoute même que « cette séparation de la mère et de l’enfant est une source qui alimentera sur le long cours, une abondante pathologie psychiatrique ».

L’histotique

De leur premier enfant né en avril, Leïla et Noredine n’ont que des photos et quelques souvenirs. Les clichés de Rayan le présentent sourire aux lèvres et regard béat vers ses parents, à l’image de n’importe quel bébé heureux. C’était avant le mois de juillet. Avant que la situation ne bascule brutalement pour ce couple de Verneuil-sur-Seine. Ce soir d’été, Leïla et Noredine sont informés du placement provisoire de Rayan, un fourgon de police face à eux. L’enfant est alors âgé de deux mois et demi.

L’ordonnance de placement provisoire fait état d’une « pathologie psychiatrique grave » chez la mère, qui n’ouvre plus la porte aux professionnels de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), fait également remarquer la justice. « Un jour, j’ai reçu un courrier m’indiquant que la PMI (Protection maternelle et infantile) de Meulan-en-Yvelines pouvait m’aider et me suivre à titre gracieux », explique la maman de 38 ans, qui venait alors d’accoucher. Mais face à un accompagnement qu’elle juge « invasif et intrusif », Leïla finit par ne plus vouloir leur ouvrir sa porte. Contactée à ce sujet, l’ASE n’a pas souhaité commenter ce dossier, car elle est, avancent ses services, « tenue au secret professionnel ».

«Aucun indice de dangerosité»

Toujours est-il que le 19 juillet, un juge des enfants ordonne un placement provisoire et mandate une expertise psychiatrique sur Leïla. « Et moi dans tout cela ?, s’écrie Noredine. Personne ne m’a jamais pris en considération ! » Dans son rapport, remis au juge le 23 août, l’expert ne retrouve chez la maman « aucun des indices de dangerosité qui ont fait placer cet enfant ». Il ajoute même que « cette séparation de la mère et de l’enfant est une source qui alimentera sur le long cours, une abondante pathologie psychiatrique ».

Malgré ces conclusions, l’enfant est toujours placé. « C’est dingue, l’expert est catégorique, mais rien n’a changé, s’indigne l’avocate du couple, Migueline Rosset, spécialiste en droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine. Je n’ai jamais été confrontée à un placement abusif comme celui-ci ! » La conseil précise avoir « saisi le premier président de la cour d’appel pour qu’il audience en urgence » ce dossier. En attendant, une page de soutien envers le couple a été créée sur Facebook * et une pétition en leur faveur a été lancée sur le site Internet www.change.org, qu’ont signée près de 600 personnes.

Dans l’appartement coquet de Verneuil-sur-Seine, Leïla et Noredine regardent désœuvrés le berceau désespérément vide. « Je reste forte pour mener ce combat car je sais que Rayan m’attend », insiste la maman.

* www.facebook.com/SOS-Enfant-Rayan

source le parisien

Publicités

A propos alautis

vice président Association
Cet article a été publié dans Articles. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s