DÉJÀ 3 ANS PERDU, TOUJOURS SÉPARÉS DE LEUR BÉBÉ, CAR ACCUSÉ À TORT DE MALTRAITANCE

NANCY : UN COUPLE ACCUSÉ À TORT DE MALTRAITANCE

Un couple de Rambervillers a été soupçonné durant des années d’avoir maltraité son bébé qui était en réalité atteint d’une maladie génétique rare. Et l’enfant est toujours placé par l’ASE malgré la reconnaissance de ça maladie.


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Angiœdème héréditaire. Derrière ce nom barbare, se cache une maladie génétique rare aux symptômes ambigus. Cela entraîne des gonflements de différentes parties du corps. Avec parfois une coloration rouge de la peau. Ce qui peut donner l’impression qu’il s’agit d’ecchymoses et que le patient a été frappé.

C’est exceptionnel. Mais cela arrive. Sabrina Dietsch en sait quelque chose. Cette jeune femme de 22 ans, originaire des Vosges, fait des crises depuis toute petite. Sa fille, Louna, née en octobre 2011, avait une chance sur deux d’y échapper. L’enfant n’a finalement pas tiré le bon numéro à la grande loterie génétique. Elle est aussi atteinte d’angiœdème héréditaire. Sa mère et son père, Yoan Bombarde, un ex-disc-jockey de 26 ans, l’ont découvert à leurs dépens en 2012, alors qu’elle avait 3 mois. Le couple vit alors à Saint-Max, en périphérie de Nancy.

Le 2 février, leur petite fille est somnolente et refuse de téter. Inquiets, ils l’emmènent chez le pédiatre qui la fait hospitaliser. « Car elle était fébrile et ne répondait pas aux stimuli. Rien d’autre », se souvient le père de Louna.

Mais à l’arrivée du bébé à l’hôpital des enfants de Brabois, des bleus et des hématomes commencent à apparaître sur son corps. « Il y avait surtout un méga hématome recouvrant la moitié du visage », précise le père. Très (trop ?) vite, cela semble suspect aux médecins et l’un d’eux fait un signalement de maltraitance à la Justice.

Cuisinés en garde à vue

« J’ai pourtant dit que j’avais une maladie génétique orpheline mais on ne m’a pas écouté à l’hôpital », témoigne la mère de Louna. Elle et son mari perdent la garde de leur enfant qui est, aujourd’hui encore, placée chez une assistante maternelle. Le couple se retrouve aussi en garde à vue à l’hôtel de police de Nancy. « Les policiers nous ont bien cuisinés. Nous avons eu droit au gentil flic et au méchant, mais aussi à des pressions pour que l’on s’accuse mutuellement », racontent les parents. Tous deux ressortent libres, mais plus suspects que jamais. Ils sont mis en examen par un juge d’instruction.

louna parents accusés a tort

Ils ont beau clamer leur innocence, personne ne les entend, personne ne les croit. Les apparences sont contre eux. Et une expertise de deux médecins de Strasbourg enfonce le clou. Les deux experts excluent l’hypothèse de la maladie et concluent à des violences sur le bébé. Le couple se bagarre pour démontrer le contraire. Malgré « l’opposition des services sociaux », ils font réaliser une analyse de sang à leur petite fille, lors d’une garde de quelques heures. Résultat : elle est bien atteinte d’angiœdème héréditaire. Les parents alertent ensuite un centre national spécialisé dans cette maladie, le CREAK, à l’hôpital de Grenoble. En mai dernier, l’une des pédiatres du centre, le docteur Pagnier, signe un rapport clair et net qui innocente les parents. Pour ce médecin, leur bébé a été victime, non pas de violences, mais d’une crise d’œdèmes déclenchée par une infection.

« Un massacre familial »

Grâce au diagnostic de cette spécialiste, le père et la mère ont été relaxés par le tribunal correctionnel de Nancy, il y a quelques jours. Un soulagement qui n’efface pas plus de trois années de cauchemar. « Cela n’aurait jamais dû durer aussi longtemps. Le principe de précaution par rapport aux violences sur mineur a montré sa limite dans cette affaire. Cela a débouché sur un massacre familial », commente l’avocate du couple Me Strohmann.

http://www.francetvinfo.fr/societe/justice/accuse-a-tort-de-maltraitance-un-couple-perd-la-garde-de-leur-fille_991283.html

http://rutube.ru/video/62ec8770f820217e4a2b0bc401993601/

//rutube.ru/play/embed/7840114

Les parents qui se sont installés à Rambervillers et ont eu un autre enfant, envisagent d’attaquer les services sociaux et le CHU de Brabois. Mais l’essentiel est ailleurs, comme le rappelle la maman de Louna : « On nous a privés des premiers mots et des premiers pas de notre fille et tant qu’elle ne sera pas de retour chez nous, l’histoire ne sera pas finie. »

Christophe GOBIN    « Est républicain »

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2015/07/08/nancy-un-couple-accuse-a-tort-de-maltraitance

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/07/09/01016-20150709ARTFIG00110-un-couple-accuse-a-tort-de-maltraitance-separe-3-ans-de-sa-fille.php

Sabrina Diestch et Yoan Bombarbe ont récupéré de force l’enfant lors d’un droit de visite médiatisé

http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/accuse-a-tort-de-maltraitance-sur-sa-fille-un-couple-la-recupere-8644847.html

http://www.wat.tv/embedframe/174289chuPP3r12619761

Cela fait maintenant deux mois que nous avons été relaxés mais rien n’avait bougé, s’insurge Yoan dans les colonnes de Vosges Matin. L’acharnement continue. On avait demandé un aménagement des droits de visite à notre domicile, le tribunal ainsi que les services sociaux ont refusé. »

Jeudi, le couple a donc décidé de se faire justice soi-même. « Aujourd’hui (jeudi) à 15 h, nous avons récupéré Louna », se réjouit Yoan. Las d’attendre d’obtenir la garde définitive de leur petite fille, Sabrina et son compagnon ont récupéré Louna de force lors d’un droit de visite médiatisé.

« On dit stop à l’acharnement »

« Avec cette histoire, la santé de ma compagne se dégrade de jour en jour. Je voulais que notre fille soit de retour le plus vite possible, assène Yoan Bombarde à Vosges Matin. Ça fait trois ans et demi qu’on nous trimbale, qu’on patiente, qu’on dit oui à tout ce que l’on nous demande. Maintenant, on dit stop à l’acharnement »

Le Conseil Départemental des Vosges s’entête 

Malgré que le conseil départementale considère que Emma n’est pas en danger avec ses parents, il continue d’organiser des visites régulières d’une puéricultrice et d’une assistante sociale, au domicile du couple, jusqu’à l’audience fixée au 25 août, par le juge des Enfants. « Nous faisons tout ce qui est possible pour accompagner le couple et leurs enfants dans l’intérêt de tous. Le jugement est, lui, du ressort de la justice, nous ne pourrons que prendre acte de la décision du 25 août. »

http://www.vosgesmatin.fr/edition-d-epinal/2015/08/14/rambervillers-le-departement-aux-cotes-des-parents-de-louna

Accusés à tort de maltraitance : « Il n’y a jamais eu présomption d’innocence »

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Un commentaire pour DÉJÀ 3 ANS PERDU, TOUJOURS SÉPARÉS DE LEUR BÉBÉ, CAR ACCUSÉ À TORT DE MALTRAITANCE

  1. Milna dit :

    article très instructif, bonne continuation !

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